Félicitations ! Vous venez d’adopter un adorable petit chiot et vous avez hâte de commencer à jouer avec votre nouveau meilleur ami. Dressage, propreté, contrôler ses aboiements, il a encore tant de choses à apprendre !
De votre côté, il faudra lui assurer un environnement sécurisant et adapté à ses besoins, et lui offrir une nourriture composée d’aliments frais et spécialement conçus pour sa croissance. Une alimentation équilibrée dès le départ est essentielle pour construire ses os, ses muscles, son système immunitaire et l’accompagner dans toutes les étapes de sa croissance.
Jusqu’à 2 mois environ, le petit chiot vit auprès de sa mère qui assure tous ses besoins nutritifs grâce à son lait. Les tous petits chiots sont adorables, mais il ne faut pas céder à la tentation de les ramener trop tôt à la maison, car le chien a besoin de ce temps auprès de sa mère pour prendre confiance en lui et acquérir les bases de la sociabilisation qui lui permettront plus tard de vivre auprès d’autres êtres vivants.
Le sevrage commence généralement vers 3–4 semaines : le lait maternel reste la base de son alimentation, mais il découvre progressivement des aliments plus solides. La plupart des chiots sont totalement sevrés vers 8 semaines environ.
La transition doit se faire en douceur. Au début, on propose au chiot une « bouillie » facile à laper, composée de nourriture pour chiots (pâtée ou croquettes) mélangée à de l’eau tiède ou à un lait maternisé. La consistance est volontairement très molle pour faciliter la prise alimentaire.
Au fil des jours, on diminue la quantité de liquide et on augmente la part de nourriture solide, jusqu’à ce que le chiot mange des repas solides adaptés à son âge. Cette phase de sevrage est délicate : il vaut mieux proposer plusieurs petits repas dans la journée plutôt qu’un seul gros.
Si le chiot de 2 mois est sevré, son système digestif n’est pas encore tout à fait mature et de nombreux aliments sont indigestes. En le nourrissant trop, vous l’exposez également à des risques d’obésité. Il est donc important de lui proposer des rations légères plusieurs fois par jour plutôt que de trop gros repas. Ces repas doivent être composés des minéraux et oligo-éléments nécessaires pour renforcer son squelette et sa dentition, et être riches en vitamines et en protéines pour lui permettre de rester en bonne santé tout au long de sa vie.
Un chiot a des besoins énergétiques et protéiques plus élevés qu’un chien adulte, car il grandit vite. Il a besoin :
d’un apport important en protéines de haute qualité pour construire ses muscles et ses tissus ;
d’un équilibre précis en calcium et phosphore pour développer un squelette solide, surtout pour les chiots de grande race ;
de graisses de bonne qualité (acides gras essentiels, oméga 3) pour le développement du cerveau, de la peau et du pelage ;
de vitamines et oligo-éléments (fer, zinc, magnésium, etc.) pour soutenir son système immunitaire et son métabolisme.
Pendant la croissance, l’organisme du chiot utilise beaucoup d’énergie pour développer ses muscles, ses tissus et son squelette. Une alimentation formulée spécifiquement pour cette période doit donc présenter une densité nutritionnelle adaptée et apporter l’ensemble des nutriments nécessaires dans de bonnes proportions.
Une alimentation conçue uniquement pour un chien adulte ne répond pas nécessairement aux mêmes besoins. Le choix d’une formule complète adaptée à la croissance permet notamment d’éviter de devoir équilibrer soi-même les différents apports.
La croissance nécessite des apports adaptés en vitamines et minéraux. L’alimentation du chiot doit notamment lui apporter du fer, du phosphore, du zinc et du calcium dans des proportions adaptées.
On veille aussi à l’apport en vitamine E et en antioxydants pour protéger ses cellules, et en DHA (un type d’oméga 3) pour soutenir le développement de son cerveau et de sa vision. Une alimentation pour chiot bien formulée doit couvrir l’ensemble de ces besoins sans que vous ayez à faire des calculs compliqués.
Les différents nutriments agissent de manière complémentaire. Les protéines apportent les acides aminés nécessaires à la construction des muscles et des tissus, tandis que les lipides constituent une source d’énergie concentrée et participent à l’absorption de certaines vitamines.
Les glucides peuvent eux aussi contribuer à l’apport énergétique de la ration. L’important est surtout de veiller à l’équilibre global de l’alimentation et à son adaptation aux besoins spécifiques de la croissance.
Si votre chiot reçoit une alimentation complète formulée pour son âge, il n’est généralement pas nécessaire d’ajouter systématiquement des compléments. Des apports supplémentaires, notamment en calcium ou en certaines vitamines, peuvent au contraire déséquilibrer une ration déjà complète. Une ration ménagère, en revanche, doit être formulée avec précision afin de couvrir l’ensemble des besoins du chiot.
Pensez bien à lui laisser de l’eau propre et fraîche à disposition et à la renouveler régulièrement.
La quantité de nourriture dépend de son âge, de son poids actuel et de sa taille adulte (petite, moyenne, grande race). Les guides présents sur les paquets ou fournis avec les rations fraîches sont un bon point de départ, mais ils doivent être adaptés en fonction de la silhouette de votre chiot (ni trop maigre, ni trop rond).
La quantité exacte dépend également du type de nourriture utilisé et de sa densité énergétique. Une même quantité en grammes de croquettes, de pâtée ou d’alimentation fraîche ne fournit pas nécessairement le même apport énergétique.
Observez sa courbe de croissance, son énergie, sa silhouette et ses selles pour ajuster si besoin. Comme les besoins du chiot évoluent rapidement au cours de sa croissance, sa ration doit être réévaluée régulièrement.
Pour aller plus loin sur le calcul des portions, consultez notre guide Comment définir la quantité de nourriture pour un chiot ?.
Plutôt que de gros repas, un chiot a besoin de petites portions réparties dans la journée :
entre 2 et 3 mois : 4 repas par jour ;
entre 4 et 6 mois : 3 repas par jour ;
après 6 mois : 2 repas par jour peuvent suffire, selon sa taille et son niveau d’activité.
Garder des horaires relativement réguliers aide aussi votre chiot à trouver un bon rythme de digestion et de propreté.
Les besoins du chiot peuvent être couverts par plusieurs types d’alimentation : croquettes, pâtée, rations fraîches… L’important est de choisir une formule spécifiquement adaptée aux chiots, complète et équilibrée, et de respecter les quantités recommandées.
Une alimentation fraîche, avec des ingrédients de qualité humaine et des recettes formulées pour la croissance, présente plusieurs avantages : haute digestibilité, grande appétence, hydratation renforcée et rations calculées sur mesure en fonction de l’âge, du poids et de la taille adulte de votre chiot.
Quel que soit le format choisi, le critère principal reste donc sa capacité à couvrir tous les besoins alimentaires et nutritionnels du chiot pendant sa croissance.
Si vous souhaitez comparer plus précisément les croquettes, la pâtée, les repas frais ou la ration ménagère, consultez notre guide Quelle alimentation pour un chiot ?.
Les chiots de petite race grandissent très vite, mais atteignent leur taille adulte tôt (vers 10–12 mois). Les chiots de grande et très grande race, eux, ont une croissance plus longue (jusqu’à 15–18 mois, voire autour de 24 mois chez certaines races géantes comme le Dogue allemand) et sont particulièrement sensibles au surpoids et aux excès de calcium.
Pour les petits chiots : attention à ne pas trop réduire les quantités, ils ont un métabolisme rapide et de petites réserves ;
Pour les chiots de grande race : privilégiez une alimentation chiot « grande race » ou des rations fraîches calculées pour limiter une croissance trop rapide et protéger les articulations.
Chez les grandes races en particulier, mieux vaut éviter d’ajouter de sa propre initiative des compléments en calcium à une alimentation déjà complète. L’équilibre entre les différents minéraux est plus important que la recherche d’un apport maximal.
Tout d’abord, lorsque vous aurez trouvé l’alimentation adaptée à votre chiot, évitez d’en changer brutalement. En variant soudainement les aliments, vous pensez lui faire plaisir, mais vous risquez surtout de perturber sa digestion et de provoquer des troubles digestifs.
Si vous devez changer de nourriture, réalisez plutôt une transition progressive. Commencez par mélanger une petite proportion du nouvel aliment à l’ancien, puis augmentez progressivement cette quantité pendant plusieurs jours jusqu’à remplacer entièrement la nourriture précédente.
L’équilibre global de la ration est également essentiel. Plutôt que de chercher à supprimer totalement un nutriment comme les glucides, choisissez une alimentation complète qui apporte des protéines, des matières grasses, des vitamines, des minéraux et suffisamment d’énergie dans des proportions adaptées à la croissance.
Il existe de nombreux aliments comme l’oignon, l’ail ou le chocolat qui sont déconseillés, voire toxiques. Préférez des aliments digestes et peu salés. Une ration ménagère spécialement calculée, divisée en petites portions tout au long de la journée, peut être adaptée au petit estomac sensible du chiot lorsqu’elle est correctement formulée pour couvrir tous ses besoins nutritionnels.
Les chiots sont encore plus sensibles que les chiens adultes à certains aliments. Parmi ceux à éviter absolument : chocolat, café, alcool, oignons, ail, raisins et raisins secs, édulcorants au xylitol, noix (surtout noix de macadamia), aliments très gras ou très salés.
En cas d’ingestion accidentelle d’un aliment potentiellement toxique, contactez immédiatement votre vétérinaire ou un service d’urgence vétérinaire.
La durée pendant laquelle on donne une alimentation « chiot » dépend de la taille :
Chiens de petite race : généralement jusqu’à 10–12 mois ;
Chiens de race moyenne : autour de 12 mois ;
Chiens de grande ou très grande race : généralement jusqu’à 15–18 mois, avec une croissance pouvant se prolonger jusqu’à environ 24 mois chez certaines races géantes comme le Dogue allemand.
Le passage à une alimentation adulte doit se faire progressivement, sur 7 à 10 jours, en mélangeant de plus en plus de nourriture adulte à celle du chiot pour éviter les troubles digestifs.
Cette évolution doit également tenir compte du rythme de croissance individuel de votre chien. Si vous avez un doute sur le bon moment pour modifier son alimentation, votre vétérinaire pourra vous aider à déterminer si sa croissance est suffisamment avancée.
Certains signes doivent vous alerter sur une alimentation inadaptée : selles très molles ou fréquentes, vomissements répétés, flatulences importantes, démangeaisons, pelage terne, manque d’énergie, croissance insuffisante ou au contraire prise de poids excessive.
En cas de doute, ne changez pas d’aliment du jour au lendemain : consultez votre vétérinaire pour faire le point et, si nécessaire, adaptez la ration ou recherchez une allergie ou une intolérance alimentaire.
Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’une allergie est en cause. Des troubles digestifs ou cutanés peuvent avoir différentes origines : mieux vaut donc éviter de multiplier les changements d’alimentation sans avoir identifié la cause du problème.
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En choisissant des repas adaptés à son âge, à sa taille et à ses besoins, et en les distribuant dans les bonnes quantités au bon rythme, vous offrez à votre chiot les meilleures bases pour devenir un chien adulte en pleine forme.
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